jeudi 9 décembre 2010

Les goélands tournent autour du Porthublé


Un cliché, un soir de décembre où la Charente est timidement sortie de son lit...

vendredi 12 novembre 2010

A nus


Les feuilles s'en sont allées... A nus sont les marronniers...

vendredi 1 octobre 2010

Nouvelle résidente au Logis




Nous venons d'adopter celle jolie Galga que son galgero avait l'intention de pendre à un arbre...


Faites un tour sur le site de SOS LEVRIERS s'il vous plait.

25.000 chiens de chasse "sacrifiés" ou abandonnés en Andalousie (Sud de l'Espagne) et 100.000 pour toute l’Espagne

Le nombre de chiens que l’on trouve sacrifiés ou abandonnés et blessés un peu partout augmente de forme spectaculaire durant cette période – de fin juin à début février – coïncidant avec la fermeture de la saison de chasse. Un chiffre que l’association Ecologistes en Action estime à 25.000 en Andalousie et 100.000 pour l’Espagne. Des chiffres préoccupants car ils sont calculés sur la moyenne basse, et que bon nombre de ces chiens n’est jamais retrouvé.(23-01-2007, LA VOZ, Cadix)


samedi 17 juillet 2010

Un peu de couleur

Un peu de couleur sur la rampe de l'escalier d'honneur...



Les Cyprès coupés

Un des deux cyprès menaçait de démolir l'escalier... Il a donc fallut les couper... Maintenant, il va falloir réfléchir à comment agrémenter la façade !






mercredi 14 juillet 2010

l'Echo des Arènes n°153





Voici le texte entier de l'article consacré au Porthublé, paru dans l'Echo des Arènes (Parution Juillet 2010) :

Porthublé, au fil de l’eau

Nous avons pris notre bâton de pèlerin pour vous faire découvrir ou redécouvrir les multiples visages de Chaniers, la commune aux cent villages. Notre première étape nous a conduit au bord de l'eau. Porthublé nous conte l'histoire de figures pittoresques...

Blotti sur la rive droite de la Charente, entre les Arciveaux et le bourg de Chaniers, le petit village de Porthublé coulait des jours paisibles. Le parc du château avait les pieds dans l'eau et Porthublé vivait au rythme de l'onde. Le chemin de fer est arrivé en 1867, brisant ce tableau enchanteur. La D24 portait un peu plus tard la dernière estocade.

Une époque épique

Le fleuve a été une voie de passage de premier ordre. De l'ancien port du village partaient les pots et les tuiles - thubias en Saintongeais fabriqués à La Chapelle des Pots.

C'est vraisemblablement de cette activité que le village tire son nom. "Port-Thublier", par extension serait devenu "Porthublé". Mais une autre version vient contrarier celle-ci. Porthublé trouverait son origine dans le blé qu'on y chargea et y déchargea pendant de longues années. Et cette histoire encore proche fait remonter des souvenirs.

Le village comptait alors cinq exploitations agricoles et viticoles à une époque où le tracteur n'en était qu'à ses débuts. On cultivait les terres sur la falaise calcaire, mais aussi celles de la riche plaine de Courcoury, sur l'autre rive du fleuve. Pour aller aux champs, on faisait appel à Alain Laronde et à Gaston Courdet - un ancien Joyeux de la Guerre 1418 - tous les deux concessionnaires du bac qui assurait la liaison entre les deux rives. Ces deux figures pittoresques ont marqué l'histoire du village. C'était l'époque où les caves de Porthublé avaient du mal à finir l'été, tant il faisait soif sur ces bords de Charente. On refaisait le monde, L'Humanité à la main. Quand les échanges se musclaient, on prenait place autour de la table. On oubliait Staline et Thorez quelques instants, assis au bord de l'eau qui coulait dans la Charente à la vitesse du vin du père Hérault dans les verres.

Les souvenirs de Bemard Météreau sont moins mouvementés. Avec son épouse Simone, ils sont arrivés en 1951 à Porthublé. Tous deux ont exploité les terres du château jusqu'à la retraite. Bernard Météreau voit encore les pibales remonter le fleuve jusqu'à la Baine. Les précieux alevins ont disparu, mais l'endroit est resté très prisé des pêcheurs : «On y vient de partout pour attraper la carpe». On chassait le canard sauvage à la tonne, mais ces abris ont du faire place à la ligne à très haute tension qui court désormais dans la vallée de la Charente. Simone et Bernard Météreau n'ont pas oublié 1982, l'année de la grande inondation. «Le fleuve était venu lécher la voie ferrée.» Plus rien ne passait. Porthublé avait retrouvé son calme d'antan.

Au cours des siècles

L’histoire du Porthublé est étroitement liée à celle des familles qui se sont succédé dans son château. Jusqu'à la fin du XVIème siècle, il aurait appartenu à une vieille famille saintongeaise, la famille Gallet. Au siècle suivant, il devenait propriété des Brétinaud de Méré. Grosse fortune, le marquis Brétinaud de Méré possédait la moitié de Chaniers. On lui connaissait au moins cinq domaines dont celui voisin de La Boucauderie. Descendant d'une vieille famille aristocratique qui comptait bon nombre de valeureux militaires, le marquis fut l’un des premiers maires de Chaniers, avant d’être jeté en prison aux cris de « Vive la République !» et d’être réélu cinq ans plus tard, aux cris de « Vive le Roi !» C'est à cette époque que l'on vit beaucoup sur les bords de Charente, le peintre libournais René Princeteau. Il exerça son exceptionnel talent en immortalisant les chasses à courre dont Monsieur le marquis était friand. Ces scènes de chasse sont visibles au musée des Beaux-Arts de Libourne. La lignée des Brétinaud de Méré s'est éteinte. La dernière descendante qui avait épousé le Sieur Prévaudeau, est décédée au château sans enfant. Le domaine a été racheté par Monsieur Wouet qui l'a lui-même revendu à Monsieur Pérois. Monsieur Chambry a rénové avec beaucoup de goût les dépendances qu'il habite aujourd'hui.

Le renouveau

Les volets du logis sont restés clos pendant cinq ans. La vie a repris au début de cette année. Max-André Dellezigne et sa maman ont eu le coup de foudre pour la région et pour la demeure. Conseillère d'éducation à la retraite et artiste peintre à ses heures, Chantal Dellezigne s'avoue une passion pour la Renaissance italienne et le château du Porthublé de plan rectangulaire «avec sa façade sobre donnant sur de belles terrasses» l'a séduite d'emblée. Les grandes demeures ne font pas peur à Max-André Dellezigne. Il quitte une vaste maison bourgeoise qui abritait sa galerie d'art au coeur de Quillan dans l'Aude. Il leur manquait un jardin, ils l'ont trouvé à Porthublé. Amateurs de culture, les soirées en pays Cathare tournaient en rond. Ils arrivent en Saintonge romane, une région à l'agenda culturel bien rempli.

Les travaux de restauration intérieure du château - dont les derniers remontent aux années 70 - devront tenir dans un budget de 75 000 euros. Max-André Dellezigne a un moral d'acier et quoiqu'il advienne, le 14 septembre, les Dellezigne seront Chagnolais. MaxAndré Dellezigne va installer son entreprise dans l'une des pièces du château. «Cinquante mètres carrés me suffisent pour entreposer mon matériel». Il vend par internet des parfums, bougies, encens... que l'on peut se procurer en cliquant sur www.ciels.info. Il écrit aussi des livres sur la spiritualité et trouvera à n'en pas douter l'inspiration au pied du cèdre plusieurs fois centenaire, sous un "ciel" qui l'a déjà envoûté.

Sylviane Guérif

mercredi 30 juin 2010

Pourquoi tant d'ostentation ?


Oui, pourquoi ce signe que les initiés reconnaitront a été gravé sur le portail d'entrée ? Etait-purement décoratif ? Il ne faudrait pas prendre les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages... D'autant plus que ces signes ne sont visibles uniquement que de l'extérieur et pas de l'intérieur du parc... Qui pourrait me dater cela et me l'expliquer !?




vendredi 25 juin 2010

Deux portes du XVIIe retrouvées par hasard

Nous avons retrouvé deux portes datant du XVIIe dans un des greniers. Elles devaient être à l'origine dans le vestibule d'entrée car certains panneaux sont identiques à la boiserie du vestibule. Nous les avons fait remonter par un menuisier, l'une justement dans le vestibule et l'autre au premier étage. Il nous faut maintenant les restaurer et les repeindre... A noter la subtilité des nuances des bleus...

lundi 31 mai 2010

Le chevalier de Piis, amoureux au Porthublé


Le chevalier de Piis, nommé secrétaire du roi Charles X, a eu l’honneur de notices dans les différentes éditions du Larousse, en qualité d'homme de lettres, dramaturge, chansonnier, vaudevilliste et protecteur du Carnaval de Paris. Outre d'être dit-on le créateur de la célèbre chanson « A la pêche des moules », il fut l'amant de la fille de Claude Latache, mousquetaire du roi et accessoirement propriétaire du Porthublé au XVIIIe siècle.

On suit à la trace le Chevalier de Piis dans la "Biographie Saintongeaise" de Pierre Damien Rainguet paru en 1831 dont voici ci-après quelques morceaux choisi :




Antoine-Pierre-Augustin de Piis est né à Paris le 17 septembre 1755, il appartenait à une famille distinguée de la Guyane. Il passa sa jeunesse à Saintes, non loin du marquis de Piis, son parent, qui avait épousé Bayonne de Copenne. Ils résidaient au château de Mirambeau. C’est pourquoi le chevalier a « transporté sur la scène les airs, les bals, et jusqu’au patois saintongeais, réminiscence de ses visites à Panloy, à Bussac, au Port-d’Envaux, à Cognac, à Dompierre, à Chaniers et au Porthublé, charmant petit castel si coquettement posé au milieu de grands peupliers, en face des vastes prairies de Courcoury, qu’on dirait l’original d’un gracieux tableau de Paul Potter ». Il « a surtout rappelé, dans les scènes qu’il a décrites, son séjour au Portublier (Porthublé) qu’il affectionnait particulièrement et dont il ne se détacha qu’à regret ». Il est mort le 22 mai 1832, « alors qu’il rédigeait ses Mémoires dont nous ignorons le sort ». Le discret abbé se garde de dévoiler l’origine de l’affection de Piis pour le Portublier, mais celle-ci est connue.


L’intérêt du « chevalier » pour le Port-Tublier (Porthublé), en Chaniers, près de Saintes, est dû à une liaison malheureuse avec une fille du lieu, liaison qui lui a donné son seul enfant : Édouard de Piis, sorti de l’école de Fontainebleau avec le grade de sous-lieutenant, qui a été tué au combat de Busaco, au Portugal, le 27 septembre 1810. Il parle de ce fils dans une lettre à un ami datée du 4 prairial an 8 (23 mai 1800) : « Vous me demandez des nouvelles de ce qui m’intéresse. J’ai épousé, comme vous, une femme selon mon coeur. Je n’ai point d’enfant d’elle ; mais j’élève, sous ses yeux et avec son amitié, le fils que m’a laissé Melle L... » [7]. Il est plus précis dans une note de son carnet : « Souvenirs délicieux de Chaniers, au bord de la Charente. Peupliers de Melle Latache. Carrière où je faisais ma toilette. Le père et l’oncle, etc. Regrets éternels de ne pas m’être marié avec cette personne estimable... ».

Dans une chanson intitulée « A ma femme, qui vouloit savoir le passé », il appelle « mademoiselle Latache » Cidalise :

Entre Saintes et Chaniers
Cidalise, plus sage,
N’agréa mon hommage
Que sous ses peupliers.
Sur la Charente
Sa main, un beau jour,
Chassa la barque errante
De mon amour.


dimanche 30 mai 2010

Le Porthublé dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime"


Le Logis du Porthublé apparait dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime" de Frédéric Chasseboeuf () à deux reprises : en page 623 et en page 620.


Résumé de l'ouvrage :
Environ 1.200 édifices de Charente-Maritime sont présentés à travers des notices historiques et architecturales. L'introduction brosse un tableau de l'évolution des châteaux d'Aunis et de Saintonge depuis le début du Moyen Age jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Quatrième de couverture de l'ouvrage :
Châteaux manoirs et logis La Charente-Maritime Un premier volume qui présentait près de 1000 édifices de la Charente-Maritime est paru en 1993. Rapidement épuisé, cet ouvrage ne tardait pas a nous être réclamé. Mieux qu'une simple réédition, c'est une toute nouvelle édition qui voit le jour en fin d'année 2008 : textes remis à jour, nouvelles images, nouvelle mise en pages. Frédéric Chasseboeuf, diplômé en histoire et en histoire de l'art, est spécialiste de l'architecture régionale. Depuis les années 1990, ses nombreuses publications générales ou scientifiques ainsi que ses conférences en font un auteur régional reconnu. Il nous livre ici un travail colossal de plusieurs années et nous fait (re)découvrir environ 1 200 bâtiments. Appelé, comme l'ensemble des ouvrages de cette collection, à devenir une référence, ce magnifique coffret - deux volumes de 400 pages chacun, superbement présentés - s'enrichit d'un glossaire, d'une bibliographie complète, d'un index par noms de familles, ainsi que d'une introduction générale sur le thème du château dans le département, de la Charente-Maritime.


Voici le texte :
Situé au bord de la Charente, près d'un hameau qui tire son nom de Port-Thublier, ce qui signifie le port aux tuiles, ce domaine parait appartenir dans la seconde moitié du XVIe siècle à Samuel Gallet, issu d'une famille saintongeaise qui exerça des charges à l'échevinage et au présidial de Saintes. Il passe ensuite a son fils également prénommé Samuel, sieur de La Rondellerie, gendarme de la compagnie du duc d'Épernon, qui laisse deux enfants de son mariage avec Jeanne Poitevin : Gabriel, sieur de Portublé, et Jeanne, mariée en 1624 avec Guillaume de Mandosse. Dès 1699, le domaine a changé de mains puisqu'il est la propriété de Claude Latache, issu d'une famille de fondeurs du roi. Marié en 1691 avec Marie Berthus, fille de Michel, seigneur du Poussaud, il est mousquetaire du roi avant de devenir lieutenant criminel et commissaire vérificateur des rôles de l'élection de Saintes. Le logis reste aux mains de sa descendance jusqu'en 1818, lorsque deux frères, Benjamin et Casimir de Latache, le vendent, avec un pacte de réméré, à Jean Béchet, lequel doit s'en défaire dès 1822 en faveur de Pierre Corbinaud et de son épouse, née Marie-Julie Moyne de Fléac, cessionnaires du pacte de réméré. Après la mort de cette dernière, une mésentente éclate entre son mari et leurs enfants, si bien qu'en 1853 le logis est adjugé à la barre du tribunal Civil de Saintes à Théodore Taunay, un négociant en laines qui demeure à Saintes. Puis, par la suite, le domaine devient la propriété de la famille Brétinauld de Mèré.
Depuis qu'une ligne ferroviaire est venue couper dans la seconde moitié du XIXe siècle les jardins qui s'étendaient jusqu'à la Charente puis que la route basse est venue longer la voie ferrée, cette charmante demeure a indéniablement perdu de sa superbe. Si la façade qui regarde la cour, au nord, a conservé le rythme de ses travées d'origine ainsi qu à une tour cylindrique tronquée, la façade postérieure a été, en revanche, entièrement reconstruite en pierres de taille dans le courant du XIXe siècle. Elle s'organise à partir de trois pavillons dans l'oeuvre couverts d'ardoise, qui sont montés à partir des murs de refend et qui coupent un parapet fantaisie masquant la toiture principale. Aux deux pavillons étriqués qui marquent les extrémités répond un gros pavillon axial à deux étages qui règle la composition générale de la façade. Parfois source de confusion sur les dispositions du corps de logis initial, une élégante porte à fronton triangulaire du XVIIe siècle, provenant du logis détruit de La Châtaigneraye, a été remontée sur la façade tournée vers le jardin de l'aile de communs qui prolonge la demeure vers l'ouest.



Voici le texte :
Si en 1618 Jehan Fourest porte le titre de sieur de La Chataigneraye, la liste des propriétaires du domaine s’interrompt jusqu'au milieu du XVIII siècle. Vendu en 1760 par Jean-Claude Dangibeaud, conseiller au présidial de Saintes, à Jean Savant, le logis échoit vers 1780 à Charles Alexandre Bide de Maurville qui émigre lors de la Révolution. Le domaine est alors saisi puis vendu comme bien national en l'an Il à Jean Bénèteau. Puis La Chataigneraye connaît une cascade de propriétaires puisque le domaine est acquis tour à tour par François Boniface Viault (an IX), Jean François Graveraud de Fontenelle (1811), Pierre Blanvillain (1820), Antoine Renaud (1828), Frédéric Mestreau (1853), et enfin par Victor Neau (1855).
Aujourd'hui, il ne reste rien de cette maison de campagne dont les derniers vestiges ont été démolis dans les années 1980. Seul, l'encadrement en pierres d'une porte à pilastres et à fronton triangulaire brisé a été sauvé pour être remonté dans les dépendances du château de Portublé. Lorsque l'édifice est saisi en l'an Il, il comprend une maison de maître à étage renfermant une salle, un salon, une cuisine, trois chambres hautes, une souillarde et une cave, ainsi que des dépendances organisées autour d'une vaste cour et des allées formant charmille.


dimanche 23 mai 2010

Une bien étrange pierre sur le mur extérieur de l'escalier à vis...




dimanche 25 avril 2010

Toit neuf

La couverture de la partie centrale du Logis a été refaite :




lundi 19 avril 2010

The staircase Mystery


Amityville au Porthublé ! Ambiance pesante dans l'escalier à vis de la tour (XIIIe siècle)... Mais quel est ce visage de lumière sortant de l'ombre ?


lundi 5 avril 2010

Restauration au 1er étage


Les restaurations ont commencé au premier étage : on remet tout à nu et ensuite on voit...



jeudi 21 janvier 2010

Entrée des Artistes

Couleur de la peinture chez Monsieur Bricolage : B06690


Voici le nouveau portail coté ouest en place... Mais il y a encore du travail !



Voici l'entrée du Logis. Comme on le constate, il n'y a pas de portail... J'en ai donc commandé un à Vestiges de France. Il sera livré vers le 15 mars et j'espère installé vers le 20 mars, date de mon retour à Hublé... Pour les curieux, la référence du portail est le n°3.



mercredi 20 janvier 2010

Identité nationale

Voici ce que l'on a retrouvé sous la tenture rouge :



Voici ma contribution au débat sur l'identité nationale... Tout passe, tout s'use ma pauvre Gisèle !

samedi 9 janvier 2010

Dominique de Roux cite le Porthublé

Né dans une famille de la noblesse languedocienne proche des milieux monarchistes, Dominique de Roux a toujours été profondément attaché à son terroir charentais... Cet écrivain et éditeur français (1935-1977), ardent défenseur de Louis-Ferdinand Céline, fut aussi en 1974, au moment de la Révolution des Œillets, le seul journaliste français présent à Lisbonne... Voyez sa Bio sur Wikipedia.



dimanche 3 janvier 2010

Façade Sud du logis de Porthublé


Élégante façade, mais à restaurer !


La Charente, devant Port-Hublé




Les plans du logis

Le plan du logis du Port-Hublé en 1865




Historique du logis du Porthublé

Voici quelques éléments de l’histoire du logis que nous avons pu rassembler :

Du coté cour, la façade du logis date vraisemblablement du XVII°. Plus ancien encore, un petit escalier hélicoïdal dans sa tour a été conservé. Dominant la Charente et « La Prée », la façade coté jardin assez élégante a été refaite en pierre après que le vieux logis ait été allongé sur sa droite et sur sa gauche fin XVIII° - début XIX°, en comblant les vides entre le logis et les bâtiments de ferme. Il est vraisemblable (mais peut être n’est ce qu’une légende…) qu’un souterrain reliait le Logis de Port-Tuble (une des nombreuses orthographes …)́ au vieux château sur lequel, après qu’il eut été brûlé, a été reconstruite la Boucauderie.

Des plongées sur le bord de la rivière devant le logis ont permis de retrouver les dalles du Port, long d’une centaine de mètres, et un bateau coulé chargé de tuiles et de pots sans doute provenant de La-Chapelle-Des-Pots. Ces “découvertes” permettent d’expliquer l’ étymologie de “Porthublé”: le port aux tuiles.

Depuis 1603 et jusqu’à la Révolution, le nom de Port-Tublé, ou Portublé, ou Port Thublier, se retrouve sur les minutes des notaires, le domaine passant de moins en moins de père en fils ou neveu. Reviennent souvent les noms de Samuel GALLET, Jeanne POITTEVIN, Madeleine BERTHIS leurs femmes, Claude DE LA TACHE, Jean DE LA TACHE … aux différents métiers ou fonctions : écuyers, homme d’arme de la Compagnie du Duc d’Epernon, Echevins, conseiller au Présidial de Saintes, fondeurs de l’Artillerie Royale de l’arsenal de Saintes ou de Rochefort. Les GALLET étaient issus d’une famille Saintongeaise originaire de Thezac et Thains dont ils étaient les seigneurs. Leur branche reçut le fief et devient la branche FiefGallet. L’autre branche devint les Gallet de Laurier et de Port-Thublier. Cette famille compta des conseillers, des avocats, des hommes d’armes au service du Duc d’Epernon, … Leur généalogie a été faite par le chanoine Tonnelier à partir de « Bulletin d’Aunis et Saintonge », Tome VII, 420 ; « Minutes de Dangibeaud », 224 et suiv. Les GALLET portent « d’or au chevron de gueules accompagnés de 3 galets de sable pattés et crêtés d’or ».

Après les GALLET, les DE LATACHE, anciens fondeurs de canons, occupent le Porthublé de 1699 jusqu’au moins la fin du XVIII°.

Mr et Mme PREVAUDEAU achetent́ le PortHublé en 1892. Leur fils a pris la suite. D’après un courrier de la belle-fille Prévaudeau, on apprend que les boiseries du vestibule seraient de 1610 et que l’escalier de l’entrée a été refait par Mr Prévaudeau, fils, en 1900.

Puis la famille HOUEE acquière la maison, et l'occupe jusqu’en aout 1969. Il reste au grenier, le souvenir qu’ils y ont laissé !

Mr et Mme PEROIS acquièrent le logis en Décembre 1969. Parmi les plus importants travaux réalisés dans la maison depuis l’arrivée des PEROIS, on notera :
- le couloir desservant le salon et la cuisine est supprimé pour agrandir le salon, le dallage est refait et une nouvelle cheminée en pierre est installée en 1970
- le chauffage central est installé
- La pièce après la chambre du RDC change de fonction ; elle devient une salle de bain avec le percement d’un acces depuis la chambre
- Le chai, CAD la pièce après la cuisine, va être doté en septembre 1974 d’une belle porte Louis XIII, provenant d’un logis voisin en ruine et d’un escalier sur la terrasse, une fenêtre est ajoutée
- L’escalier de la tour n’est plus utilisé dans le nouveau plan de la maison. (accès par le couloir du 1er étage ou la salle de bain du RdC). Il reste une des parties la plus ancienne de la maison.

Voici maintenant arriver le tour des DELLEZIGNE qui le 15 janvier 2010 feront l'acquisition de cette propriété. A suivre donc...

Le parc du logis avant mon acquisition

La façade du logis avant mon acquisition