dimanche 30 mai 2010

Le Porthublé dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime"


Le Logis du Porthublé apparait dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime" de Frédéric Chasseboeuf () à deux reprises : en page 623 et en page 620.


Résumé de l'ouvrage :
Environ 1.200 édifices de Charente-Maritime sont présentés à travers des notices historiques et architecturales. L'introduction brosse un tableau de l'évolution des châteaux d'Aunis et de Saintonge depuis le début du Moyen Age jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Quatrième de couverture de l'ouvrage :
Châteaux manoirs et logis La Charente-Maritime Un premier volume qui présentait près de 1000 édifices de la Charente-Maritime est paru en 1993. Rapidement épuisé, cet ouvrage ne tardait pas a nous être réclamé. Mieux qu'une simple réédition, c'est une toute nouvelle édition qui voit le jour en fin d'année 2008 : textes remis à jour, nouvelles images, nouvelle mise en pages. Frédéric Chasseboeuf, diplômé en histoire et en histoire de l'art, est spécialiste de l'architecture régionale. Depuis les années 1990, ses nombreuses publications générales ou scientifiques ainsi que ses conférences en font un auteur régional reconnu. Il nous livre ici un travail colossal de plusieurs années et nous fait (re)découvrir environ 1 200 bâtiments. Appelé, comme l'ensemble des ouvrages de cette collection, à devenir une référence, ce magnifique coffret - deux volumes de 400 pages chacun, superbement présentés - s'enrichit d'un glossaire, d'une bibliographie complète, d'un index par noms de familles, ainsi que d'une introduction générale sur le thème du château dans le département, de la Charente-Maritime.


Voici le texte :
Situé au bord de la Charente, près d'un hameau qui tire son nom de Port-Thublier, ce qui signifie le port aux tuiles, ce domaine parait appartenir dans la seconde moitié du XVIe siècle à Samuel Gallet, issu d'une famille saintongeaise qui exerça des charges à l'échevinage et au présidial de Saintes. Il passe ensuite a son fils également prénommé Samuel, sieur de La Rondellerie, gendarme de la compagnie du duc d'Épernon, qui laisse deux enfants de son mariage avec Jeanne Poitevin : Gabriel, sieur de Portublé, et Jeanne, mariée en 1624 avec Guillaume de Mandosse. Dès 1699, le domaine a changé de mains puisqu'il est la propriété de Claude Latache, issu d'une famille de fondeurs du roi. Marié en 1691 avec Marie Berthus, fille de Michel, seigneur du Poussaud, il est mousquetaire du roi avant de devenir lieutenant criminel et commissaire vérificateur des rôles de l'élection de Saintes. Le logis reste aux mains de sa descendance jusqu'en 1818, lorsque deux frères, Benjamin et Casimir de Latache, le vendent, avec un pacte de réméré, à Jean Béchet, lequel doit s'en défaire dès 1822 en faveur de Pierre Corbinaud et de son épouse, née Marie-Julie Moyne de Fléac, cessionnaires du pacte de réméré. Après la mort de cette dernière, une mésentente éclate entre son mari et leurs enfants, si bien qu'en 1853 le logis est adjugé à la barre du tribunal Civil de Saintes à Théodore Taunay, un négociant en laines qui demeure à Saintes. Puis, par la suite, le domaine devient la propriété de la famille Brétinauld de Mèré.
Depuis qu'une ligne ferroviaire est venue couper dans la seconde moitié du XIXe siècle les jardins qui s'étendaient jusqu'à la Charente puis que la route basse est venue longer la voie ferrée, cette charmante demeure a indéniablement perdu de sa superbe. Si la façade qui regarde la cour, au nord, a conservé le rythme de ses travées d'origine ainsi qu à une tour cylindrique tronquée, la façade postérieure a été, en revanche, entièrement reconstruite en pierres de taille dans le courant du XIXe siècle. Elle s'organise à partir de trois pavillons dans l'oeuvre couverts d'ardoise, qui sont montés à partir des murs de refend et qui coupent un parapet fantaisie masquant la toiture principale. Aux deux pavillons étriqués qui marquent les extrémités répond un gros pavillon axial à deux étages qui règle la composition générale de la façade. Parfois source de confusion sur les dispositions du corps de logis initial, une élégante porte à fronton triangulaire du XVIIe siècle, provenant du logis détruit de La Châtaigneraye, a été remontée sur la façade tournée vers le jardin de l'aile de communs qui prolonge la demeure vers l'ouest.



Voici le texte :
Si en 1618 Jehan Fourest porte le titre de sieur de La Chataigneraye, la liste des propriétaires du domaine s’interrompt jusqu'au milieu du XVIII siècle. Vendu en 1760 par Jean-Claude Dangibeaud, conseiller au présidial de Saintes, à Jean Savant, le logis échoit vers 1780 à Charles Alexandre Bide de Maurville qui émigre lors de la Révolution. Le domaine est alors saisi puis vendu comme bien national en l'an Il à Jean Bénèteau. Puis La Chataigneraye connaît une cascade de propriétaires puisque le domaine est acquis tour à tour par François Boniface Viault (an IX), Jean François Graveraud de Fontenelle (1811), Pierre Blanvillain (1820), Antoine Renaud (1828), Frédéric Mestreau (1853), et enfin par Victor Neau (1855).
Aujourd'hui, il ne reste rien de cette maison de campagne dont les derniers vestiges ont été démolis dans les années 1980. Seul, l'encadrement en pierres d'une porte à pilastres et à fronton triangulaire brisé a été sauvé pour être remonté dans les dépendances du château de Portublé. Lorsque l'édifice est saisi en l'an Il, il comprend une maison de maître à étage renfermant une salle, un salon, une cuisine, trois chambres hautes, une souillarde et une cave, ainsi que des dépendances organisées autour d'une vaste cour et des allées formant charmille.


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