lundi 31 mai 2010

Le chevalier de Piis, amoureux au Porthublé


Le chevalier de Piis, nommé secrétaire du roi Charles X, a eu l’honneur de notices dans les différentes éditions du Larousse, en qualité d'homme de lettres, dramaturge, chansonnier, vaudevilliste et protecteur du Carnaval de Paris. Outre d'être dit-on le créateur de la célèbre chanson « A la pêche des moules », il fut l'amant de la fille de Claude Latache, mousquetaire du roi et accessoirement propriétaire du Porthublé au XVIIIe siècle.

On suit à la trace le Chevalier de Piis dans la "Biographie Saintongeaise" de Pierre Damien Rainguet paru en 1831 dont voici ci-après quelques morceaux choisi :




Antoine-Pierre-Augustin de Piis est né à Paris le 17 septembre 1755, il appartenait à une famille distinguée de la Guyane. Il passa sa jeunesse à Saintes, non loin du marquis de Piis, son parent, qui avait épousé Bayonne de Copenne. Ils résidaient au château de Mirambeau. C’est pourquoi le chevalier a « transporté sur la scène les airs, les bals, et jusqu’au patois saintongeais, réminiscence de ses visites à Panloy, à Bussac, au Port-d’Envaux, à Cognac, à Dompierre, à Chaniers et au Porthublé, charmant petit castel si coquettement posé au milieu de grands peupliers, en face des vastes prairies de Courcoury, qu’on dirait l’original d’un gracieux tableau de Paul Potter ». Il « a surtout rappelé, dans les scènes qu’il a décrites, son séjour au Portublier (Porthublé) qu’il affectionnait particulièrement et dont il ne se détacha qu’à regret ». Il est mort le 22 mai 1832, « alors qu’il rédigeait ses Mémoires dont nous ignorons le sort ». Le discret abbé se garde de dévoiler l’origine de l’affection de Piis pour le Portublier, mais celle-ci est connue.


L’intérêt du « chevalier » pour le Port-Tublier (Porthublé), en Chaniers, près de Saintes, est dû à une liaison malheureuse avec une fille du lieu, liaison qui lui a donné son seul enfant : Édouard de Piis, sorti de l’école de Fontainebleau avec le grade de sous-lieutenant, qui a été tué au combat de Busaco, au Portugal, le 27 septembre 1810. Il parle de ce fils dans une lettre à un ami datée du 4 prairial an 8 (23 mai 1800) : « Vous me demandez des nouvelles de ce qui m’intéresse. J’ai épousé, comme vous, une femme selon mon coeur. Je n’ai point d’enfant d’elle ; mais j’élève, sous ses yeux et avec son amitié, le fils que m’a laissé Melle L... » [7]. Il est plus précis dans une note de son carnet : « Souvenirs délicieux de Chaniers, au bord de la Charente. Peupliers de Melle Latache. Carrière où je faisais ma toilette. Le père et l’oncle, etc. Regrets éternels de ne pas m’être marié avec cette personne estimable... ».

Dans une chanson intitulée « A ma femme, qui vouloit savoir le passé », il appelle « mademoiselle Latache » Cidalise :

Entre Saintes et Chaniers
Cidalise, plus sage,
N’agréa mon hommage
Que sous ses peupliers.
Sur la Charente
Sa main, un beau jour,
Chassa la barque errante
De mon amour.


dimanche 30 mai 2010

Le Porthublé dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime"


Le Logis du Porthublé apparait dans l'ouvrage "Châteaux, manoirs et logis : La Charente-Maritime" de Frédéric Chasseboeuf () à deux reprises : en page 623 et en page 620.


Résumé de l'ouvrage :
Environ 1.200 édifices de Charente-Maritime sont présentés à travers des notices historiques et architecturales. L'introduction brosse un tableau de l'évolution des châteaux d'Aunis et de Saintonge depuis le début du Moyen Age jusqu'à la Première Guerre mondiale.

Quatrième de couverture de l'ouvrage :
Châteaux manoirs et logis La Charente-Maritime Un premier volume qui présentait près de 1000 édifices de la Charente-Maritime est paru en 1993. Rapidement épuisé, cet ouvrage ne tardait pas a nous être réclamé. Mieux qu'une simple réédition, c'est une toute nouvelle édition qui voit le jour en fin d'année 2008 : textes remis à jour, nouvelles images, nouvelle mise en pages. Frédéric Chasseboeuf, diplômé en histoire et en histoire de l'art, est spécialiste de l'architecture régionale. Depuis les années 1990, ses nombreuses publications générales ou scientifiques ainsi que ses conférences en font un auteur régional reconnu. Il nous livre ici un travail colossal de plusieurs années et nous fait (re)découvrir environ 1 200 bâtiments. Appelé, comme l'ensemble des ouvrages de cette collection, à devenir une référence, ce magnifique coffret - deux volumes de 400 pages chacun, superbement présentés - s'enrichit d'un glossaire, d'une bibliographie complète, d'un index par noms de familles, ainsi que d'une introduction générale sur le thème du château dans le département, de la Charente-Maritime.


Voici le texte :
Situé au bord de la Charente, près d'un hameau qui tire son nom de Port-Thublier, ce qui signifie le port aux tuiles, ce domaine parait appartenir dans la seconde moitié du XVIe siècle à Samuel Gallet, issu d'une famille saintongeaise qui exerça des charges à l'échevinage et au présidial de Saintes. Il passe ensuite a son fils également prénommé Samuel, sieur de La Rondellerie, gendarme de la compagnie du duc d'Épernon, qui laisse deux enfants de son mariage avec Jeanne Poitevin : Gabriel, sieur de Portublé, et Jeanne, mariée en 1624 avec Guillaume de Mandosse. Dès 1699, le domaine a changé de mains puisqu'il est la propriété de Claude Latache, issu d'une famille de fondeurs du roi. Marié en 1691 avec Marie Berthus, fille de Michel, seigneur du Poussaud, il est mousquetaire du roi avant de devenir lieutenant criminel et commissaire vérificateur des rôles de l'élection de Saintes. Le logis reste aux mains de sa descendance jusqu'en 1818, lorsque deux frères, Benjamin et Casimir de Latache, le vendent, avec un pacte de réméré, à Jean Béchet, lequel doit s'en défaire dès 1822 en faveur de Pierre Corbinaud et de son épouse, née Marie-Julie Moyne de Fléac, cessionnaires du pacte de réméré. Après la mort de cette dernière, une mésentente éclate entre son mari et leurs enfants, si bien qu'en 1853 le logis est adjugé à la barre du tribunal Civil de Saintes à Théodore Taunay, un négociant en laines qui demeure à Saintes. Puis, par la suite, le domaine devient la propriété de la famille Brétinauld de Mèré.
Depuis qu'une ligne ferroviaire est venue couper dans la seconde moitié du XIXe siècle les jardins qui s'étendaient jusqu'à la Charente puis que la route basse est venue longer la voie ferrée, cette charmante demeure a indéniablement perdu de sa superbe. Si la façade qui regarde la cour, au nord, a conservé le rythme de ses travées d'origine ainsi qu à une tour cylindrique tronquée, la façade postérieure a été, en revanche, entièrement reconstruite en pierres de taille dans le courant du XIXe siècle. Elle s'organise à partir de trois pavillons dans l'oeuvre couverts d'ardoise, qui sont montés à partir des murs de refend et qui coupent un parapet fantaisie masquant la toiture principale. Aux deux pavillons étriqués qui marquent les extrémités répond un gros pavillon axial à deux étages qui règle la composition générale de la façade. Parfois source de confusion sur les dispositions du corps de logis initial, une élégante porte à fronton triangulaire du XVIIe siècle, provenant du logis détruit de La Châtaigneraye, a été remontée sur la façade tournée vers le jardin de l'aile de communs qui prolonge la demeure vers l'ouest.



Voici le texte :
Si en 1618 Jehan Fourest porte le titre de sieur de La Chataigneraye, la liste des propriétaires du domaine s’interrompt jusqu'au milieu du XVIII siècle. Vendu en 1760 par Jean-Claude Dangibeaud, conseiller au présidial de Saintes, à Jean Savant, le logis échoit vers 1780 à Charles Alexandre Bide de Maurville qui émigre lors de la Révolution. Le domaine est alors saisi puis vendu comme bien national en l'an Il à Jean Bénèteau. Puis La Chataigneraye connaît une cascade de propriétaires puisque le domaine est acquis tour à tour par François Boniface Viault (an IX), Jean François Graveraud de Fontenelle (1811), Pierre Blanvillain (1820), Antoine Renaud (1828), Frédéric Mestreau (1853), et enfin par Victor Neau (1855).
Aujourd'hui, il ne reste rien de cette maison de campagne dont les derniers vestiges ont été démolis dans les années 1980. Seul, l'encadrement en pierres d'une porte à pilastres et à fronton triangulaire brisé a été sauvé pour être remonté dans les dépendances du château de Portublé. Lorsque l'édifice est saisi en l'an Il, il comprend une maison de maître à étage renfermant une salle, un salon, une cuisine, trois chambres hautes, une souillarde et une cave, ainsi que des dépendances organisées autour d'une vaste cour et des allées formant charmille.


dimanche 23 mai 2010

Une bien étrange pierre sur le mur extérieur de l'escalier à vis...




dimanche 25 avril 2010

Toit neuf

La couverture de la partie centrale du Logis a été refaite :




lundi 19 avril 2010

The staircase Mystery


Amityville au Porthublé ! Ambiance pesante dans l'escalier à vis de la tour (XIIIe siècle)... Mais quel est ce visage de lumière sortant de l'ombre ?


lundi 5 avril 2010

Restauration au 1er étage


Les restaurations ont commencé au premier étage : on remet tout à nu et ensuite on voit...



jeudi 21 janvier 2010

Entrée des Artistes

Couleur de la peinture chez Monsieur Bricolage : B06690


Voici le nouveau portail coté ouest en place... Mais il y a encore du travail !



Voici l'entrée du Logis. Comme on le constate, il n'y a pas de portail... J'en ai donc commandé un à Vestiges de France. Il sera livré vers le 15 mars et j'espère installé vers le 20 mars, date de mon retour à Hublé... Pour les curieux, la référence du portail est le n°3.



mercredi 20 janvier 2010

Identité nationale

Voici ce que l'on a retrouvé sous la tenture rouge :



Voici ma contribution au débat sur l'identité nationale... Tout passe, tout s'use ma pauvre Gisèle !